Marathon de Paris 2011: Le calvaire !
Cette année mon plan d’entrainement marathon a été chaotique. Après un hiver bien chargé en entrainement, je démarre mon plan d’entrainement marathon de 2 mois. Le 1er mois se passe très bien, je récupère facilement, mon objectif est de faire moins de 2h55. Je me sens confiant donc je me permets de faire une sortie longue de 2h15 plus rapide que d’habitude.
Je ressent de la fatigue les jours suivant, mais je continue mon entrainement normalement. Après le fractionné du mercredi, je sens que j’ai du mal à poser le pied gauche par terre.
Je décide de ralentir un peu en fin de semaine, je passe chez le médecin qui me diagnostique une contracture du pyramidale gauche. J’effectue quand même le20km test le dimanche à allure marathon. Cela se passe bien grâce au anti-inflammatoire. J’arrête ensuite 10j. mon plan en faisant du home trainer. Je reprends ensuite l’entrainement mais la douleur revient au fur et à mesure.
La dernière semaine avant le jour J, je me dis que le repos va me guérir, je passe encore chez l’ostéo. Avec cela, je me dis que ça va aller.
La veille du marathon pendant mon petit footing de 20min, je ressens encore la gêne. Des doutes s’installent sur la réussite du marathon.
Dimanche 10 avril, je prends le départs en me fixant un objectif de 3h00. Je démarre en étant un peu tendu, la gêne est présent mais supportable. Je maintiens mon rythme, il fait beau les températures monte autour de 23/25°C, je passe le cap du semi en 1h29. Tout se passe bien. Viennent ensuite l’enchainement des tunnels, je commence à sentir mon quadriceps droit contracté qui doit compenser ma gêne au niveau de la hanche gauche. Je m’arrête pour étirer le quadriceps et repart. J’essaie de résister à la douleur ,mais au 35 ème kil, je n’en peu plus. Eh oui un marathon commence bien au 30/35 ème kilomètre ! Je commence à marcher et pense plusieurs à arrêter la course.
Mais je pense à tous les gens qui m’attendent à la ligne d’arrivée, à la cause que je défends, à la petite Elise qui vient de naitre après de nombreuses dizaine d’h de travail, la veille dont j’ai dédié mon dossard. Je ne peux pas leur faire cela ! Je continue à marcher et de temps en temps j’essaie de trottiner, mais c’est trop tendu. Mes pieds sont aussi contractés à présent.
J’ai le morale au plus bas, heureusement des coureurs me boostent pou aller au-delà. Les kilomètres me semblent interminables. Je finis les quand même les 2 derniers kil au trottinant tant bien que mal. Je récupère la médaille, mon T-shirt Finisher que j’offre à ma belle maman après plus de 3h30 de souffrance. C’est la course la plus éprouvante que j’ai faite !
Heureusement le ravito et le massage des kiné de GDF SUEZ me redonne un peu de force.
